Dans les coulisses du CHI de Genève : vendredi 13 décembre

Kent Farrington (Photo: Rolex Grand Slam / Ashley Neuhof) Kent Farrington (Photo: Rolex Grand Slam / Ashley Neuhof)

L’Américain Kent Farrington remporte la Finale du Top 10 Rolex IJRC

C’est une nouvelle victoire pour Kent Farrington qui empoche la tant convoitée Finale du Top 10 Rolex IJRC au CHI de Genève. Associé à sa nouvelle jument baie, Austria 2, le duo ultra rapide a retiré 2,22 secondes au chrono établi par l’Irlandais Darragh Kenny, de façon spectaculaire.

Ce fut une performance incroyable de la part d’Austria 2. Comment est-elle à monter ?

Oui, elle est étonnante. J’ai commencé à la monter en avril et dès que je l’ai essayée, je me suis dit que c’était un cheval exceptionnel. Elle est vraiment de petite taille, mais elle a un cœur énorme et c’est une sauteuse phénoménale. C’est la plus grosse épreuve qu’elle n’ait jamais sauté de sa vie. C’est fabuleux qu’elle se soit accrochée et qu’elle ait gagné. Elle est incroyable.

Comment était l’ambiance ce soir ? 

C’était formidable. C’est mon concours préféré et peut-être même le meilleur du monde. Celui-ci et le CHIO d’Aix-la-Chapelle sont très proches. Le public était formidable ce soir. Tout le monde veut gagner ici, surtout cette épreuve. Donc c’est vraiment une soirée particulière.

Vous avez déjà remporté deux épreuves ici. Pensez-vous pouvoir faire un coup du chapeau et remporter le Rolex Grand Prix de dimanche ?

Je pense que je peux gagner ! Je vais faire de mon mieux, donner tout ce que j’ai et j’espère que tout se déroulera pour le mieux dimanche.

Louis Konickx (Photo: Rolex Grand Slam / Ashley Neuhof) Louis Konickx (Photo: Rolex Grand Slam / Ashley Neuhof)

Reconnaissance du parcours avec

le chef de piste international Louis Konickx

Le CHI de Genève est unique en son genre, car il s'appuie sur l'expertise de deux chefs de piste de grande renommée: le suisse Gérard Lachat, ainsique le néerlandais Louis Konickx. Nous avons discuté avec Louis Konickx en prévision du Rolex Grand Prix de dimanche:

Qu’est-ce que le public peut s’attendre à voir sur le parcours du Rolex Grand Prix de dimanche ?

Les meilleurs cavaliers du monde viennent ici, alors Gérard Lachat et moi-même avons réfléchi au parcours en conséquence. Nous savons qu’il doit tout réunir et qu’il doit être extrêmement précis. Nous devons mûrement réfléchir à la configuration et à la distance entre les obstacles. Les combinaisons posent toujours des difficultés complexes, car nous devons veiller à ce qu’elles soient placées avec une précision extrême afin de constituer un test pour les cavaliers. Il est toujours important de tenir compte du temps. Hier, 12 cavaliers sur les 13 qui participaient au barrage avaient moins d’une seconde d’écart avec les autres. Par conséquent, si vous autorisez une seconde de plus au chrono, le parcours devient tout de suite plus facile pour les cavaliers. Vous me demandiez ce qu’il y aura dans le Rolex Grand Prix – il y aura tout ! C’est une arène très particulière parce qu’elle est plus grande, donc ça donne un petit plus au parcours parce que les cavaliers peuvent galoper.

À quel type de cheval le parcours conviendra-t-il le mieux ?

C’est une question très intéressante. Tous les chevaux font attention ici, ils sont tous très finement réglés. Mais il y a une grande différence entre les chevaux qui ont une grande foulée et ceux qui ont une foulée plus courte. En général, les deux types de chevaux galopent plus vite dans cette arène. Il faut toujours être rapide. Les cavaliers évaluent le temps accordé et trouvent la solution la mieux adaptée à leur cheval afin de faire du mieux possible. Les petits chevaux sont souvent plus rapides. Certains sautent trop haut, ce qui leur fait perdre un temps précieux.

Comment dessinez-vous vos parcours, Gérard et vous ?

J’aime beaucoup le style de Gérard. Il crée des parcours très fluides en veillant à utiliser tout l’espace dont nous disposons ici. Comme toujours dans la conception de parcours, si vous vous en tenez à vos propres tracés, vous pouvez passer à côté de quelque chose. Mais ici, je peux regarder le parcours créé par quelqu’un d’autre et faire quelques suggestions pour corriger ce qu’il n’aurait pas vu. C’est un bon partenariat. Le fait de travailler ensemble nous permet d’examiner nos parcours mutuels d’un œil neuf et de relever ce qui pourrait avoir besoin d’être corrigé.

D’après vous, quels cavaliers pourraient gagner dimanche ?

Avec une récompense aussi grosse qu’elle l’est ici, tous les participants seront très bons. C’est la même chose dans tous les championnats. Les concurrents doivent garder leur sang-froid. Dès qu’ils sont trop impatients, ils commettent des erreurs. Ceux qui gardent leur calme ont toujours plus de chances que ceux qui sont trop pressés. Tous les cavaliers veulent gagner, mais ils doivent contrôler leur mental.

Combien de sans-fautes prévoyez-vous ?

C’est très difficile à dire. En tant que chefs de piste, nous avons toujours peur de nous tromper dans le temps accordé. Si le temps est trop généreux, c’est facile pour tout le monde. Au contraire, s’il est trop serré, les cavaliers se pressent trop et les chevaux ne sautent pas bien. Notre but en tant que chef de piste est de permettre aux chevaux de sauter de leur mieux afin que nous, le public, puissions admirer de beaux tours de la part des cavaliers. S’il y a une pénalité de temps ou une barre, c’est malheureux, mais les cavaliers aiment sentir que leur cheval est à l’aise sur le parcours. S’ils doivent aller trop vite, c’est beaucoup de stress et ce n’est pas beau à regarder. Je trouve que ce serait formidable d’avoir entre six et huit sans-fautes.

Que préférez-vous au CHI de Genève ?

Il ne faut pas oublier que c’est une manifestation vraiment très particulière. Le lieu est magnifique, l’organisation et la décoration sont merveilleuses. Il y a beaucoup de bénévoles qui sont extrêmement professionnels. Ils savent travailler efficacement tout en s’amusant. Cela contribue à la réussite de la manifestation et à cette ambiance. Vous ne pouvez pas avoir des gens qui travaillent ici et qui ne s’intéressent pas à la manifestation. Donc, pour moi, c’est le meilleur concours du monde. C’est une arène immense avec des décorations et une ambiance merveilleuse – il n’y a rien de semblable. Nous avons aussi la Finale du Top 10 Rolex IJRC qui n’existe nulle part ailleurs.

Harry Allen (Photo: Rolex Grand Slam / Ashley Neuhof) Harry Allen (Photo: Rolex Grand Slam / Ashley Neuhof)

Interview du jeune cavalier U25:

Harry Allen

Pouvez-vous nous dire ce que cela fait d’être ici au CHI de Genève ?

Je suis ravi d’être ici. C’est la première fois que je monte ici. Je suis venu une fois pour regarder mon frère Bertram (Allen), mais je pense que ça va être incroyable de monter ici.

Les Majeurs organisent davantage de compétitions U25. Pouvez-vous nous expliquer en quoi cela aide les jeunes cavaliers en début de carrière ?

Je pense que c’est formidable pour moi et pour beaucoup de jeunes de mon âge. Nous pouvons participer à ces plus grandes manifestations et si nous avons de bons résultats, cela nous donne d’autres occasions de participer à de grands concours. Enfin, ça nous donne l’expérience de concourir à un niveau supérieur, ce qui nous aide à progresser dans notre carrière.

Quelles sont vos ambitions en tant que cavalier ?

Eh bien, j’aimerai sauter le plus haut possible dans cette discipline, mais j’aime aussi vendre des chevaux et participer aux aspects commerciaux.

Comment est l’ambiance au CHI de Genève ?

Je pense qu’il y a beaucoup de pression, il va y avoir un public immense (c’était déjà le cas pour l’épreuve de ce matin). Mais j’espère que si tout se passe bien, il y aura une bonne ambiance.

Êtes-vous stressé en entrant en piste ?

Non, ça ne m’inquiète pas trop. J’essaye juste de rester concentré le plus possible.

Les concurrents ont des âges très variés dans cette discipline. Est-ce difficile de se faire une place au plus haut niveau professionnel ?

Il y a des hauts et des bas, mais ça m’aide de recevoir beaucoup d’aide de la part des cavaliers plus vieux et de mon frère. Donc j’ai de la chance de ce point de vue.

À part Bertram (Allen), quels cavaliers admirez-vous ?

Marcus Ehning, je crois. C’est un grand cavalier. Son style, son système, sa façon de faire. Il a toujours de bons résultats aux concours Rolex, alors j’espère que ce sera le cas pour lui ici.

Quels chevaux avez-vous amenés ici cette semaine ?

J’ai Dancing Queen. C’est une très bonne jument. Elle a remporté le Grand Prix U25 à Fontainebleau cette année et je l’ai amené aux Europe où j’ai fait bronze en équipe et 5e en individuel.

Vous avez quitté l’école à 16 ans pour faire carrière dans le saut d’obstacles. Comment avez-vous pris cette décision ?

Ce n’était pas vraiment une décision, pour être honnête. J’ai fait les Juniors et je suis allé en Allemagne et ça marchait bien, donc tout est parti de là et j’ai continué.

Le Rolex Grand Slam of Show Jumping, est-ce quelque chose que vous espérez gagner un jour ?

Ce serait le rêve de gagner juste un Grand Prix ou même une épreuve durant l’un de ces concours.

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