Il est sans conteste l’une des stars montantes de l’équitation mondiale. Il y a quelques mois, il était par ailleurs sur le toit de l’Europe par équipe avec la Belgique. À 24 ans, il est l’un des plus jeunes à prendre part ce week-end aux plus belles épreuves du CHI de Genève, et il espère briller pour sa première participation au «Big Tour».
Certainement plus à l’aise dans sa langue natale, Thibeau Spits hésite quelques secondes entre le français et l’anglais pour répondre à nos questions. «Je trouverai probablement plus facilement mes mots en anglais», finit-il par trancher dans un sourire. Il nous accueille devant ses boxes après avoir fini son warm-up avec ses trois montures. Et avoir fait une rapide sieste à l’hôtel dans l’après-midi, nous glisse son groom en souriant.
Si la grande piste de Palexpo n’est pas une découverte pour le jeune Belge, c’est en revanche la première fois qu’il pourra tenter de se qualifier pour le Rolex Grand Prix de dimanche. Après une première apparition en 2019 avec les U25, il était revenu en 2023 dans le Medium Tour du 5* sur invitation du CHIG alors qu’il était membre de la Young Riders Academy. Ce soir, il prendra part pour la première fois au Trophée de Genève avec son champion européen Impress-K van't Kattenheye qui sera ensuite au repos jusqu’à dimanche «en espérant pouvoir le ressortir en forme dans le Rolex Grand Prix. Je sais que c’est une épreuve exigeante, mais je vise évidemment le sans-faute. Genève est un concours spécial, j’ai toujours aimé venir ici, même lorsque j’étais simple spectateur», admet-il dans un sourire. Le Flamand de 24 ans tentera d’égaler ou d’améliorer l’excellent résultat de son compatriote et très bon ami Gilles Thomas, brillant 3e de l’étape genevoise du Rolex Grand Slam of Show Jumping l’an dernier.
Il faut dire que la relève belge a de l’allure. Dans une ambiance chaleureuse, les cavaliers se tirent la bourre… et se tirent vers le haut. Preuve en est, ce titre européen par équipe cet été à La Corogne, succès auquel les deux compères ont largement contribué. Cette génération de cavaliers élégants, passionnés, comptant aussi sur le soutien indéfectible de leurs familles respectives, est à suivre de très près. Thibeau Spits en est: s’il a hésité quelques années entre son amour du ballon rond – il suit désormais avec plaisir les bons résultats du KV Mechelen en première division belge – et les chevaux, il a fini par marcher dans les traces de son père – ancien cavalier international belge – qui est devenu son mentor. Si Patrik ne sera pas à Genève ce week-end pour l’accompagner, il pourra en revanche compter sur la présence de ses jeunes sœurs jumelles, qui viendront fêter leur 20e anniversaire dans la cité de Calvin. «Jeresterai sage pour être en forme pour le Rolex GP», promet-il toutefois avec malice. Et si le jeune Belge passait ce dimanche encore un cap dans son ascension vers les sommets de l’équitation mondiale ? «Bien sûr, je rêve de Jeux Olympiques ou, plus proches, des Mondiaux d’Aix-la-Chapelle l’an prochain. Mais j’aimerais surtout continuer de construire une carrière dont je peux être fier.»
Aurore Favre
Hors sujet
Le son que tu préfères ?
Le bruit des applaudissements après un sans-faute… ou l’hymne national belge !
Ton film favori ?
Les Évadés.
Le juron que tu utilises le plus ?
«Godverdomme» (ndlr. «que dieu damne» au sens littéral, équivalent plutôt de «nom de dieu» selon le contexte).
Ton idole ?
Dans l’équitation, c’est Steve (Guerdat). En dehors… je dirais Leo Messi. Bon, on reste beaucoup dans le sport (rires) !
Le cheval que tu aimerais monter ?
J’ai toujours eu une attirance particulière pour Caracole de la Roque (ndlr. l’impressionnante jument de l’Américain Karl Cook).
Plutôt chats ou chiens ?
Chiens ! C’est la seule bonne réponse (rires).
Ton plat traditionnel belge favori ?
La carbonnade flamande.
L’endroit que tu préfères ?
Ce n’est pas vraiment un lieu en particulier, mais j’adore être en vacances à la montagne, même si je ne skie pas très bien (rires).
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